Edit'Hebdo, par Brigitte Troquier, Études économiques

Si les États-Unis et l’Iran cherchent une issue au conflit qui a entamé les perspectives de croissance dans le monde, les principaux pays de la région du golfe Persique sont frontalement affectés par les attaques militaires et la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel la plus grande partie de leur commerce transite. Ce dernier est quasiment à l’arrêt depuis le début des hostilités.

April 22, 2026

Illustration Chronique de l'économie

Les pays du Golfe inégaux face au conflit

Les hydrocarbures représentent une part importante de la création de valeur dans le PIB de ces pays : d’environ 15 % pour Bahreïn à 25 % pour les Émirats arabes unis ou l’Arabie saoudite, plus de 43 % pour le Koweït et 58 % pour l’Irak. C’est aussi une source quasi exclusive de recettes d’exportation pour nombre d’entre eux.

L’industrie émergente dans la région est aussi exposée et visée par les frappes iraniennes. C’est ainsi le cas de la filière de l’aluminium, qui représente 8 % de la production mondiale, ou encore de celle des plastiques, confrontées aux perturbations énergétiques ainsi qu’aux attaques ciblées des unités de production.

Aucun des pays de la région n’est à l’abri des conséquences économiques de ce conflit. Certains d’entre eux le sont cependant plus que d’autres, et pour plus longtemps.

… suivi de « Les pays émergents d’Asie vivent leur premier choc pétrolier ».