Italie et mot magique

Les banquiers centraux s’agitent un peu plus face aux tensions persistantes sur le front des prix. Ces interventions ravivent l’éternel débat qui oppose croissance et inflation. Et l’histoire des resserrements monétaires ne laisse pas que de bons souvenirs. Souvent décalés trop tardifs ou excessifs ils ont précipité les économies dans un cycle baissier sur l’activité. Mais n’est ce pas aussi l’un de ses objectifs ?
21 Septembre 2022

Après la démission de M. Draghi, l’Italie s’apprête à aller aux urnes dans quelques jours. Sans prédire le résultat du scrutin, il fait peu de doute que le pays va laisser la place à une nouvelle coalition de partis de droite dont la composition du nouveau gouvernement dépendra des rapports de force au sein de ces ententes… La nervosité des investisseurs face à cette échéance électorale s’est traduite par plus de volatilité sur les taux italiens récemment. Pourtant, malgré le risque politique, celui qui plane sur les approvisionnements en gaz ou le risque de remisage des réformes en cours, la prime de risque sur la dette est restée sous la barre des 250 points. La magie des mots a fait son œuvre et l’Instrument de Protection de la Transmission de la BCE a suffi… pour l’instant.