
Edit'Hebdo
L’omniprésence du président américain sur tous les fronts n’est synonyme ni de succès politique ni de résultats économiques. Les derniers revers électoraux, le recalage de son administration sur les droits de douane ainsi que la faible dynamique de fin d’année en sont trois illustrations.
February 26, 2026
Par Brigitte Troquier, Études économiques

États-Unis, une fin d’année sans panache.
Il y a quelques mois déjà, nous avions relevé un certain nombre de fragilités qui participaient à l’essoufflement de la dynamique de croissance outre-Atlantique… un environnement politique plus incertain, un Shutdown de plus de 43 jours ont finalement eu raison d’une économie qui, il y a quelques mois encore, était portée par les promesses de la nouvelle administration. Les indices qui alertaient sur une concentration des relais ont été confirmés par les résultats de cette période. L’économie termine l’année sur une performance de 0,4 % sur le trimestre, soit 1,4 % l’an après 4,4 % au cours..., la consommation de biens n’a pas résisté aux tensions inflationnistes affichant une demande qui a stagné sur la période. L’investissement est resté modéré, 0,7 %, le segment technologique y a encore contribué à hauteur de 0,4 point. Il en a été le porteur tout au long de l’année 2025, occultant les difficultés rencontrées dans les autres secteurs, le résidentiel encore à près de 2 points de son niveau pré-Covid.... Les premières semaines de la nouvelle année boursière pourraient les réconcilier au profit d’un scénario de croissance plus mitigé de leurs dépenses. Quant à la résolution de l’équation douanière, elle pourrait à son tour priver certains acteurs des recettes promises en faveur de leur pouvoir d'achat.
