Edit'Hebdo, par Brigitte Troquier, Études économiques

Plus les jours passent et plus le conflit engagé dans le Golfe modifie les scénarios et les comportements. Que ce soit en matière de croissance ou de transport des hydrocarbures, la décision unilatérale des États‑Unis d’attaquer l’Iran ne laissera aucun recoin du monde indifférent.

May 6, 2026

Illustration Chronique de l'économie

Croissance, inflation et équation budgétaire en 2026

Les rentrées fiscales sont une fonction de l’activité et des prix. Si l’activité ralentit, il en sera de même de ces dernières. Si l’inflation sort du cadre des projections, à son tour elle participe au dérapage des finances.

La croissance française du premier trimestre, si elle ne remet pas encore en cause les projections budgétaires pour l’année 2026, fragilise déjà le scénario sur lequel elles étaient élaborées et la capacité de l’économie française à participer au redressement de ses finances publiques.

À ce titre, malgré une grande prudence sur la projection de croissance (0,9 % sur l'année), la stagnation d’activité du premier trimestre ne devrait pas faire rentrer les montants attendus dans les caisses de l’État.

L’inflation, qui s’est installée depuis le début du conflit, va aussi apporter de nécessaires corrections au budget. Moins d’activité, c’est, en fin de compte, moins de recettes. Plus d’inflation conduit rapidement à plus de dépenses nominales. Seul, à très court terme, le ratio dette sur PIB peut y trouver son compte… mais à très court terme seulement.