Edit'Hebdo, par Brigitte Troquier, Études économiques

Le bilan trimestriel sur l’activité fait état d’un ralentissement généralisé mais qui reste néanmoins modéré. Déclenchée à la fin du mois de février, la guerre dans le Golfe n’y a pesé que sur une portion réduite. Depuis plusieurs mois en amont, les tensions commerciales avec les États-Unis et la réplique chinoise avaient déjà semé le trouble sur les perspectives de l’économie. Malgré tout, le bilan est plutôt modéré.

June 3, 2026

Illustration Chronique de l'économie

La zone euro plie mais ne rompt pas

La zone euro affiche une croissance en léger territoire positif sur les 3 premiers mois de 2026. En progression de 0,1 %, elle a plutôt résisté aux revers encaissés depuis le début de l’année. Le rebond de l’investissement, qui s’est poursuivi tout au long de l’année 2025, pourrait continuer à bénéficier de conditions financières favorables. Il restera soutenu par les programmes budgétaires destinés à renforcer l’arsenal militaire des pays de l’Union. La consommation, pour sa part, reste contrainte par les considérations géopolitiques, plus enclines à l’épargne de précaution qu’à la dépense. Le marché du travail, qui semblait peu affecté par ces tensions, commence à son tour à montrer des signes d’essoufflement, les chefs d’entreprise hésitant moins à réduire l’emploi qu’il y a encore quelques mois... Seul, l’espoir d’une sortie de crise dans le Golfe pourrait engendrer un regain d’activité sur la seconde partie de l’année. À ce jour, l’enlisement des négociations et les attaques qui se poursuivent laissent plutôt planer un scénario d’attentisme.