Edit'Hebdo, par Brigitte Troquier, Études économiques

Près de deux mois après le début du conflit au Moyen-Orient, ses premières conséquences marquent l’activité. Au-delà des pressions visibles sur les prix, les enquêtes font état d’un attentisme de la part des chefs d’entreprise et d’une érosion marquée de la confiance des ménages… un cocktail qui amène à revoir en baisse les prévisions de croissance.

May 4, 2026

Illustration Chronique de l'économie

La France abonné à 0,9%

Le conflit dans le Golfe, dont il est de plus en plus difficile de déterminer l’issue, conduit les instituts nationaux et les grandes organisations internationales à revoir leurs prévisions de croissance pour l’année 2026 et les suivantes. Elles le font certes avec parcimonie… mais elles le font.

Pour le FMI, la France est abonnée au 0,9 % et pour les trois prochaines années. Ce scénario converge avec celui du gouvernement, au moins pour 2026. Il est proche de celui présenté par plusieurs instituts de prévisions. Il est décevant, mais reste en territoire de croissance de notre activité au cours des prochains mois.

Ce timide ajustement tient d’abord à un acquis positif en début d’année. Le second paramètre se concentre toujours sur le fait que cette situation va trouver une issue favorable dans les prochaines semaines.

Sa marge réduite en matière budgétaire, conjuguée à un avantage énergétique réel, lui laisse peu de choix, si ce n’est de lancer un programme de mesures dans lequel tous les acteurs de l’économie peuvent embarquer… dans la durée.